Actualités / Développement Durable Potagers en ville : nos hôtels sont à l’avant-garde

En l’espace de quelques années et à la faveur de projets ambitieux, AccorInvest est devenu l’un des principaux promoteurs des potagers urbains innovants. Retour sur une démarche exemplaire qui séduit les clients autant qu’elle fédère les équipes en interne.

 

Mercure Paris Orlytech

Dans la hiérarchie des critères sur lesquels les clients s’appuient pour choisir un hôtel, le respect de l’environnement ne cesse de progresser. AccorInvest en est bien conscient. Le Groupe a ainsi engagé une démarche globale en vue de réduire son impact écologique. « Nous voulons tendre vers une hôtellerie plus positive, plus engagée, autour de nos collaborateurs et investisseurs », explique John Ozinga, CEO AccorInvest.

Des potagers stratégiques

Une des illustrations de ce positionnement réside dans l’installation de jardins potagers sur les toits ou les terrasses de nos hôtels. Plus de 250 établissements sont déjà passés à l’action, soit près d’un tiers de notre parc. L’objectif pour AccorInvest est double : participer au maintien de la biodiversité dans les villes et au développement de l’agriculture urbaine ou péri-urbaine. « Les villes ne cessant de s’étendre, la question de leur approvisionnement constitue un véritable enjeu de société, souligne Caroline Ebran, responsable du développement durable chez AccorInvest. Nous souhaitons, à notre échelle, contribuer à réintroduire les cultures de maraîchage dans les environnements urbains et repenser l’approvisionnement auprès de maraîchers situés en zones péri-urbaines, de manière à limiter notre dépendance vis-à-vis des campagnes. »

Dix fois moins d’eau consommée

L’engagement de AccorInvest s’agissant des potagers s’est concrétisé début 2016. Un inventaire a d’abord permis d’identifier les espaces propices à la mise en œuvre de projets d’aménagement. Avec sa terrasse de 350 m² libre de toute installation technique, facile d’accès, sans problème d’étanchéité et sans risque pour la sécurité des personnes, le Mercure Paris Boulogne s’est imposé comme un candidat idéal.
« Parallèlement à la revue des hôtels, je m’étais mise en veille sur les partenaires susceptibles de nous accompagner pour déployer des solutions innovantes, indique Caroline Ebran. C’est en visitant un projet pilote porté par la jeune start-up Agripolis que j’ai découvert l’aéroponie. »
Dans ce mode de culture hors-sol, l’eau et les nutriments sont apportés aux plantes grâce à un circuit fermé. Si bien que les quantités d’eau utilisées sont dix fois moindres qu’en agriculture conventionnelle !
Conformément au « deal » conclu entre les deux sociétés, AccorInvest a financé la construction d’un potager en aéroponie sur le toit du Mercure Paris Boulogne tandis qu’Agripolis assure l’entretien des équipements et la récolte des fruits et légumes.
Le potager se compose de 216 colonnes en PVC suspendues à une structure en bambou. Chaque colonne accueillant des plantations sur toute sa hauteur – environ 2 mètres –, la surface de production est nettement plus importante que dans un jardin standard.
Aussitôt la récolte effectuée, des jeunes plants sont à nouveau installés. Le projet est donc très productif !

En synergie avec le restaurant

Courgettes, poivrons, jeunes pousses, courges, carottes, radis, blettes, fraises… Entre 25 et 30 variétés différentes s’épanouissent sur le toit du Mercure Paris Boulogne. Toutes sont destinées à alimenter le restaurant de l’hôtel, raison pour laquelle le programme de production est déterminé en concertation avec son chef Johan Thierry. Au début de l’année, ce dernier transmet ses souhaits en fonction des plats inscrits à la carte. Chaque semaine, il reçoit un planning des récoltes sur la base duquel il passe commande, avec la certitude de récupérer des produits ultra-frais.
En l’espace de trois ans, le retour d’expérience accumulé par les deux partenaires a conduit à améliorer sensiblement la qualité et la quantité de la production.

Connaissez-vous l’aquaponie ?

DSur la carte du restaurant, les plats comportant des produits issus du potager sont marqués d’un symbole distinctif. Souvent curieux, parfois dubitatifs, les clients qui le désirent ont l’opportunité de découvrir les cultures. « Ils sont toujours épatés, souligne Jean-Sébastien Laurent, GM du Mercure Paris Boulogne. Pour nous, ces visites sont l’occasion de leur démontrer qu’il est possible de mettre en place un circuit court – seulement sept étages ! – entre le lieu de production et l’assiette, et cela même en ville. » Une démonstration essentielle vu l’intérêt croissant des consommateurs pour l’origine des aliments dont ils se nourrissent.
En plus de rencontrer les aspirations des clients, le projet inspire beaucoup de fierté à l’équipe de l’hôtel. « C’est gratifiant pour l’équipe de cuisine de Johan Thierry de proposer et de servir au grès de la production des mets sains et savoureux », reconnaît volontiers Jean-Sébastien Laurent.
Depuis quelques mois, un autre projet prend forme en région parisienne. Sur le toit du Mercure Paris Orlytech, une nouvelle technique est testée avec la start-up Nutreets : il s’agit cette fois d’hydroponie. Elle permet de cultiver les plantes dans une solution nutritive à base d’eau, minéraux et oligoéléments. Pour cette première année de production, une seule des deux toitures a été équipée ; mais dès 2020, les deux seront productives en 2020, offrant une surface de presque 2 000 m2. Matthieu Saby, GM du Mercure Paris Orly Tech Airport nous explique : « Nous sommes très excités et pleinement mobilisés par ce projet qui prend forme. Nous sommes, bien évidemment, conscients d’être sur une année de test et de calage, mais dès mars 2020, nous aurons une production qui se rapprochera des objectifs visés. D’ores et déjà, ce projet est fédérateur pour le chef Kévin Giret et son équipe ».

Pour que d’autres projets voient le jour, l’accompagnement des asset managers est essentiel. Ils ont en effet pour mission de repérer les lieux où de nouveaux potagers pourraient voir le jour. N’hésitez donc pas à vous manifester ou à faire remonter des sites qui ont un potentiel pour des projets innovants !

Mercure Paris Mercure

Partagez cette actualité sur